Sauvons notre bois du feu !

Les incendies qui ont ravagé la France cet été ont déjà détruit près de 50 000 hectares de végétation. Cela impact directement les acteurs économiques locaux, comme par exemple en Gironde où des parcelles de forêts de production ont été consumées par les flammes. 

Si une grande partie des bois incendiés peuvent encore être valorisée, les possibilités de transformation sont limitées en fonction des dégâts constatés. 

Cependant, les producteurs ont trouvé plusieurs manières d’utiliser ce bois pour limiter l’impact environnemental et économique de ce drame. 

Sauver et exploiter ce qui peut l’être 

Les incendies en Gironde ont ravagé plus de 20.000 hectares de forêts, ce qui correspond à environ 25% de leur production annuelle. La priorité pour les sylviculteurs est de sauver au plus vite le bois touché par les flammes pour éviter un impact économique irréversible. 

Car oui, ce bois est encore exploitable pour quelques jours ce qui aide à limiter les pertes de cette ressource. Il faut faire vite pour éviter l’accumulation des insectes ravageurs comme les scolytes. 

Il y a deux utilisations possibles:

  • Avec le bois le moins affecté: Certains arbres importants en termes de diamètre qui n’auraient pas été entièrement consumés peuvent être sciés et utilisés. Ce bois sera destiné à la fabrication de palettes car il est de qualité inférieure au bois utilisé pour l’ameublement ou la construction.
  • Avec le bois le plus affecté: il sera transformé en charbon ou biomasse pour produire de la chaleur et de l’électricité. 

L’avenir 

Tous ses départs de feu inquiètent les producteurs pour le futur. En effet, on sait que les feux ont brûlé 3 à 5 % de la récolte annuelle nationale, ce qui peut paraître peu. Cependant, l’inquiétude vient du fait de la récurrence de ses événements qui vont augmenter au fur et à mesure des années. On sait par exemple que 30% des arbres décimées avaient moins de 15 ans, ce sont donc des récoltes qui auraient dû avoir lieu dans les 20 prochaines années qui ne pourront pas se faire. Il faut aussi penser qu’il faudra reboiser tous ces hectares, ce qui engendre des coûts.