LES CONSTATS DU NOUVEAU RAPPORT DU GIEC !

« Nous sommes à un tournant. Nos décisions aujourd’hui peuvent assurer un avenir vivable ». 

Voici les paroles du patron du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), Hoesung Lee, après la publication en avril 2022 du troisième volume du 6ème rapport d’évaluation de cet organisme. Il succède aux deux premiers volumes publiés en août 2021 et février 2022. Il assure que ce nouveau rapport donne les « outils » pour réaliser ce changement

Mais qui est ce groupe ? 

Fondée en 1988 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le GIEC est une collaboration entre 195 pays. Il permet de faire régulièrement un point sur l’état actuel de la planète. Il prend en compte les connaissances sur les impacts perceptibles du changement climatique sur notre écosystème et nos vies. De plus, il essaie d’en trouver ses causes et ses impacts à courts et longs termes et préconise des solutions adaptées. 

Depuis sa création, il a publié cinq rapports d’évaluation (1990, 1995-1996, 2001, 2007, 2013-2014), permettant de mettre en avant la responsabilité de l’activité humaine sur l’augmentation du gaz à effet de serre. 

Que faut-il retenir des rapports de ces derniers mois ? 

Un chiffre à retenir: + 1,1°C. 

C’est le degré de réchauffement de la planète qui peut être attribué aux activités humaines depuis la période 1850-1900. 

Et en effet, ces rapports sont très inquiétants car ils indiquent que les événements climatiques extrêmes des derniers siècles (inondations, cyclones, sécheresses, fortes chaleurs, précipitations, incendies…) sont dus au changement climatique causé par l’Homme. 

Et les conséquences ont déjà des impacts considérables sur les populations et les écosystèmes avec par exemple des difficultés d’accès à l’eau et des doutes sur la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité. 

Pire, les rapports indiquent qu’au-delà d’1.5°C de réchauffement climatique dans les prochaines années, les impacts seront irréversibles

Le dernier rapport, quant à lui, souligne les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique pour éviter, à tout prix, d’atteindre ce seuil irréversible (en accord avec l’Accord de Paris sur le climat en 2015). 

Que proposent-ils ? 

Premièrement, ils veulent que les Etats investissent dans une énergie moins carbonée en remplaçant les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Ils pensent également nécessaire la diminution du dioxyde de carbone et des émissions de méthane (produit par les énergies fossiles et l’élevage d’animaux). 

Deuxièmement, ils pensent important une modification de nos habitudes de consommation pour réduire la demande énergétique. Cela passe par la réduction de la consommation de viande, l’isolation des bâtiments, le télétravail, les véhicules électriques ou encore le gaspillage. 

Finalement, ils étudient le développement de villes urbaines qui pourraient réduire leur consommation d’énergie grâce notamment à l’électrification des transports, la réduction des émissions et l’expansion de la nature.

Et après ? 

La France, pour respecter ses objectifs de l’Accord de Paris, souhaite réduire ses émissions de gaz à effet de serre avant la prochaine COP27 de Charm el-Cheikh, et incite les autres pays à faire de même. 

Car notre pays n’a toujours pas respecté ses engagements et le Conseil d’Etat a donné à la France 9 mois pour agir (délai fin mars 2022) et doit se prononcer sur ce dossier dans les prochains mois. 

Mais ce rapport reste très clair, sans une réduction « rapide, radicale et le plus souvent immédiate » des émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, il ne sera pas possible de limiter le réchauffement climatique. 

À l’action !